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COVID-19

Billet d'actualité du mardi 12 mai 2020

Une marée d'informations

 

Saturé par un flot d’informations anxiogènes et parfois contradictoires, que dire sur le coronavirus qui n’ait pas déjà été dit ?

Commencer par remercier les soignants pour leur courage exceptionnel et toutes les personnes qui ont assuré les services essentiels de la nation est, me semble-t-il, indispensable avant d’entamer ne serait-ce qu’une esquisse de réflexion.

En provenance de Chine

Depuis le mardi 17 mars, un virus en provenance du marché de Wuhan en Chine, très contagieux et mortel a confisqué nos vies.

Alors que nous nous pensions forts, invincibles et prémunis de tous les dangers grâce à l' intelligence artificielle capable de prolonger la nôtre, ce virus a contaminé la planète toute entière.

La nature reprend ses droits

Tout se passe comme si notre planète bleue par l’intermédiaire de ce virus avait remis à sa place un être humain orgueilleux qui faisait fi de la catastrophe écologique qui s’annonçait. Point positif de cette crise sanitaire mondiale : la pollution et les émissions de gaz à effet de serre ont baissé.

À Venise, l’eau a retrouvé sa clarté, les animaux se réapproprient les villes et les oiseaux chantent à nouveau. Comme dit le proverbe : « À quelque chose malheur est bon ».  

 

 

La vieille Europe contaminée

En Europe, le virus a contaminé l’Italie, l’Espagne, l'Allemagne et d’autres. Mais nous regardions cela avec distance convaincus que nous français étions à l’abri.

Certains pensaient que le virus aurait la délicatesse de s’arrêter à nos frontières. Et puis, n’étions-nous pas la 6 e puissance mondiale forte d’un système de santé fatigué mais encore performant ?

En France, le virus a profité d'un rassemblement religieux dans l’Est pour se propager.

Ce virus prosélyte a ensuite suivi une évolution inexorable de l’est vers l’ouest.

Le choix des dirigeants politiques était à la fois cornélien et médiéval. Il fallait confiner les populations pour éviter un épisode semblable à celui de la grippe espagnole qui fit entre 50 et 100 millions de morts.

 

La remise en cause d'un système

Notre système libéral fondé sur les échanges économiques s’est arrêté tel une horloge que l’on aurait oublié de remonter. Une pause qu’on n’aurait jamais pu ne serait-ce qu’imaginer il y a à peine trois mois. Des opposants au confinement notamment aux États-Unis clament sa fin. La détresse économique est aussi un virus mortel que l'on ne peut pas négliger dans cette crise.

Ce virus ou grande faucheuse, appelez-le comme vous voulez, a profité de la globalisation et de l’explosion des vols aériens pour se répandre progressivement, sans aucun bruit sur tous les continents.

Si le confinement a permis de sauver des milliers de vie et a freiné la propagation du virus sur notre territoire que va t-il se passer après le déconfinement ? Devons-nous redouter une 2e vague ?

La crise politique 

Je n’évoquerai pas la gestion politique de la pandémie en France. La pénurie des masques et la vérité masquée par le mensonge. Des masques qui ne devaient pas être portés car considérés comme inutiles et qui au final deviendront obligatoires.

Et les tests ? Et l’hôpital public ? L'injonction paradoxale : restez chez vous mais allez voter! La pénurie de médicaments, des sacs poubelles qui se transforment en blouse de fortune.

Le temps des critiques viendra plus tard. Il s'agit d'abord de sortir de cette impasse.

Crise sanitaire et économique

Mais après l'allégresse du déconfinement, nous allons être confrontés à la dure réalité économique.

Notre société déjà malmenée par la précarité, la diminution du pouvoir d’achat et les tensions entre communautés va devoir changer. Et pas seulement en appliquant frénétiquement les conseils sanitaires diffusés en boucle sur les ondes et à la télévision. 

Alors que les chiffres sonnent le glas de nombreux restaurants, commerces et entreprises, j’ose imaginer un autre modèle. Un modèle plus vertueux où une vie humaine vaudra toujours plus que des dividendes. Imaginons des nouveaux métiers, des modèles économiques différents, une autre façon de voyager et de consommer...Peut-être que certains ont pris goût aux principes de la Slow Life lors du confinement.

 

Mais en dehors du virus, n’oublions pas qu’aujourd’hui encore, la malnutrition fait chaque année des milliers de morts. La faim n’est-elle pas un virus encore plus inacceptable que ce coronavirus qui, espérons-le, sera éradiqué dans quelques mois par un vaccin?

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